10/02/2008

Silence, on se défoule !

C’est bon…, on a noyé le poisson. A qui le tour ? Le départ du sélectionneur de foot Henri Michel, réclamé depuis plusieurs jours, devrait atténuer l’exercice d’autoflagellation nationale consécutif à la débâcle du Ghana. Dans un communiqué laconique rendu public hier, la Fédération royale marocaine de football donnait l’impression d’avoir identifié le coupable.


arton16853La veille, c’était à l’ex-star mondiale d’athlétisme et ministre de la Jeunesse et des Sports, Nawal El Moutawakel, de jouer au pompier au Parlement. Sur un dossier où ses marges de manœuvres sont notoirement limitées, ses réponses, il est vrai, ont peu convaincu les députés.

Du coup, son exercice devant la commission des secteurs sociaux de la Chambre des représentants, semblait relever du punching-ball de circonstance. Elle était accompagnée pour cela du vice-président de la fédération M’hamed Aouzal. Il fallait s’y attendre, les deux représentants « officiels » du dossier foot, en l’absence du général Hosni Benslimane, président de la fédération, ont essuyé une pluie de critiques. Au point que le vice-président de la fédération n’a pas dissimulé son impression « d’être devant un tribunal ».

Les échanges allaient, en tout cas et à plusieurs reprises, être virulents. Les parlementaires, dans une quasi-unanimité, ont réclamé la démission du bureau. L’usfpéiste Latifa Jbabdi ira jusqu’à réclamer « le retour des militaires à leurs casernes » pour laisser le sport, et particulièrement le football, aux civils. Allusion est faite à Hosni Benslimane et aux autres généraux qui siègent au sein des instances dirigeantes du foot.

Un autre parlementaire a exigé la prise de mesures urgentes comme la suspension de la séance des réponses de la ministre jusqu’à la venue du président de la fédération lui-même devant cette commission. « Personne ne peut être au dessus de la loi », a-t-il lâché. Les tirs croisés des députés ont également visé l’introduction de la bonne gouvernance et de la démocratie dans le fonctionnement de la machine. A trois reprises, Aouzal tentera de se défendre : « Si la démission du bureau fédéral peut arranger les choses du football, nous sommes prêts à le faire… »

Enfin, les parlementaires n’ont pas raté l’occasion de titiller la ministre sur l’étendue de ses prérogatives par rapport au dossier Foot ; ce à quoi El Moutawakel, visiblement embarrassée, se contentera de promettre de « répondre par écrit avec plus de détails ». Mais ils se sont séparés sans avoir désigné les véritables responsables de la débâcle d’Accra.

Les stocks-options d’Henri

Le salaire d’Henri Michel est un sujet qui aura concentré les crispations ces dernières semaines. Il aura fallu la débâcle de la CAN pour enfin obtenir des réponses officielles…au Parlement. Alors, à vos calculettes ! Le salaire du sélectionneur national est de 450.000 DH. C’est incontestablement le cachet le plus élevé d’un « patron » au Maroc. A cela s’ajoute une indemnité logement de 20.000 DH, une voiture de « fonction » (les parlementaire n’ont pas eu le réflexe de demander la marque…) et une prime annuelle de 2,58 millions de DH. Le contrat liant la fédération à l’entraîneur national intègre un préavis de trois mois. Alors, trop cher payé le Ghana ? (L’Economiste)

17:29 Écrit par Maroxellois dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, on se defoule |  Facebook |

06/02/2008

Le casse tête des écheances

L’année 2010, n’est pas si loin que ça. C’est pour bientôt. Et la question qui doit tarauder dès à présent les esprits des responsables du football national, plus précisément des personnes qui s’occupent de la sélection première, est de savoir si la qualification à la CAN angolaise est une fin en soi ou un premier objectif qui doit être suivi par de probants résultats dans cette échéance continentale ?

week-pic-27-04-2004Apparemment, se fixer des objectifs à des échéances à court et moyen termes, ce n’est pas le fort des dirigeants fédéraux. Pour ces derniers, l’importance est que la sélection marocaine soit présente dans les phases finales de la Coupe d’Afrique des nations. Qu’il y ait résultat ou pas, cela c’est une autre paire de manche. Une fois la déconvenue au rendez-vous, ils s’ingénieraient, comme toujours, à trouver les prétextes et les justifs pour faire tourner la page.

Faute de changer de décideurs, chasser les fédéraux, ils reviendraient au galop, il est grand temps de changer de mentalité. Et ce long processus commence par une radioscopie de la sélection première, qui pour le moment, laisse dégager des signes notoires que ce n’est pas demain qu’elle fera bonne figure dans une CAN. Lors de la prochaine édition en Angola, il faudrait se rendre à l’évidence que ça sera pratiquement la même équipe qui défendra les couleurs nationales. En deux ans, un espace temporel fortement réduit, il est difficile de bâtir une sélection compétitive, capable de tenir la dragée haute aux grosses cylindrées du football continental.

Avec les quelques internationaux éparpillés dans de petits clubs européens ou encore des joueurs évoluant dans les championnats du Golf, il ne faudrait pas s’attendre à un exploit. Bien avant l’entame des éliminatoires de la CAN 2010, la qualification est quasiment acquise d’avance, au vu du système de qualification adopté par la CAF, mais une fois dans le bain de la compétition, le remake du fâcheux scénario d’Egypte 2006 et du Ghana 2008 risque fort bien de se concrétiser. Car le football au plus haut niveau, ce n’est plus un simple jeu, mais une équation où tous les paramètres sont définis au préalable.

Partant de ce constat, techniciens, encadreurs et responsables sont priés derevoir leur stratégie, de s’accorder le temps nécessaire à partir sur des bases aussi solides que saines et à se montrer francs à l’égard du public. Ne laissant pas celui-ci baigner dans des chimères pour qu’au lendemain de la compétition, il tombe de nouveau de si haut.

En dépit de cette triste réalité, le tableau n’est pas si noir que ça. Car bercer dans le nihilisme ne peut en aucun cas aider le football marocain à aller de l’avant. Mais pour percer davantage dans le bon sens, la discipline a besoin, non pas de la procédure de table rase, mais d’un remue « méninge » pour qu’elle puisse s’en tirer à bon compte. La manne financière, contrat-programme et droits télé, étant déjà là, conséquente pour certains et modeste pour d’autres, doit être exploitée à bon escient, particulièrement dans deux secteurs.

Le premier chantier est la mise à niveau du championnat local appelé à jouer pleinement son rôle, en étant un vivier de choix pour tout sélectionneur voulant renforcer les rangs du Onze national. La voie du salut serait donc de s’inspirer des modèles égyptien et tunisien de sorte à rehausser le niveau de l’exercice local, via des clubs pourvus de moyens confortables parvenant à s’attacher les services et à garder dans leurs effectifs des joueurs de valeur. Des clubs qui joueront les premiers rôles dans les deux concours africains, Ligue des champions et Coupe de la CAF. Une telle option, qui s’inscrit dans une dynamique positive, ne peut être que d’un bon apport pour la sélection du fait que les joueurs qui la composent auront plein de matches de haut niveau dans les jambes et surtout une bonne expérience en matière de football africain.

Le deuxième point se rapporte aux opérations de prospection et de formation. Certes, les résultats escomptés ne peuvent prendre forme de sitôt, mais il faudrait se mettre à l’esprit que le long terme se prépare en parallèle avec les échéances les plus proches. Là aussi, il y a deux modèles à calquer.

L’un est français et le deuxième est africain. Pour le cas de l’Hexagone, la réussite et le renouveau du football tiennent à la formation. Après les titres européen et olympique en 2004, en plus d’une troisième place au Mondial mexicain deux ans plus tard, le football français a disparu de la scène mondiale. Sauf que ce n’était que partie remise. De 1986 à 1998, la direction technique française a travaillé d’arrache-pied en matière de formation des jeunes. Un travail de sape et de longue haleine qui a été sanctionné par un retour au devant de la scène et des clubs et de la sélection qui a récolté pas moins de trois sacres majeurs en deux ans : un Mondial, un Euro et une coupe de la Confédération.

Pour le cas africain, les exemples ivoirien, sénégalais et camerounais sont faits pour nous rappeler que la formation des jeunes s’effectue au niveau local. Les Drogba, Essien, Eto’o et la liste est longue ont fait leurs premières armes dès le bas âge dans leurs pays respectifs, en intégrant des académies de football, instaurés et financés par les prestigieux clubs du Vieux continent. Une fois affûtés, les lauréats desdites académies ont été courtisés et recrutés par les meilleures écuries européennes. Le joueur, un professionnel au vrai sens du terme, se trouve gagnant comme d’ailleurs sa sélection qui peut compter sur ses services aux échéances continentales et internationales.

Bref, le ballon est désormais dans le camp des responsables du football marocain, sommés à revoir leur carte pour sortir la discipline du marasme et des déconvenues qui ponctuent, hélas, les sorties de l’équipe nationale première.

20:14 Écrit par Maroxellois dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mondial 2010, priorites, objectifs, frmf, echeances |  Facebook |

31/01/2008

Mounir Majidi, Président de la FRMF ?

L’élimination de la sélection marocaine de football de la CAN a investi les couloirs feutrés de l’hémicycle. Des conseillers et des députés se sont emparés de cette affaire pour marquer des buts médiatiques, le temps d’une citation de quelques lignes dans certains organes de presse écrite. Le seul espace qui accepte des propos autres que les laïusses officiels. Les radios et les deux télés y sont totalement hermétiques. la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) ne peut être occultée dans cet échec. Politique et orientations prises par les «décideurs» donnent lieu à des débats et à des échanges tendus. En clair, la succession de Hosni Benslimane, président de la FRMF depuis 1996 est au cœur des…tractations ? L’ancien gardien de but des Forces Armées Royales (FAR) doit-il passer la main ? Où plutôt, doit-on lui demander de prendre du recul ? «On», c’est bien entendu, les hommes de l’ombre qui jouissent du pouvoir suffisant pour entreprendre cette démarche.

MajidiMohamed Mounir Majidi, récemment porté à la présidence du club de foot du FUS est un  proche du roi Mohammed VI,il est le secretaire particulier de sa majesté et le gérant de son patrimoine; Cet homme de confiance du roi est pressenti pour succéder au général président Benslimane à la tété de la fédération marocaine du football.
Une option tout à fait plausible. Les arcanes du foot national ont toujours été une chasse gardée du Makhzen qui a veillé à placer ses hommes de confiance à la tête de la Fédération royale marocaine de football, l'espoir vient de la détérmination et de la reussite sur le plan des affaires de cet homme peu connu sur la scène footbalistique marocaine.


L’avènement de Mounir Majidi à la tête de la FRMF risque de donner un nouvel élan au football marocain, cultive une grande discrétion, son énergie inépuisable et son impressionnante force de travail l’ont conduit à la gestion des affaires royales. Majidi est un homme compétent qui peut hisser notre football vers le haut surtout si c'est sa Majesté qui lui confie cette tache urgente. Ce ne sera pas une mission toute simple, mais l'homme a l'habitudes des challenges et les assume comme il le doit d'après ce qu'on raconte sur lui.

29/01/2008

Entre tristesse et constat

La tristesse 
Le constat

ImageHormis sur un coup-franc et quelques montées, on n’a pratiquement pas vu BASSER, bien bloqué dans son couloir. RBATI, passé tout près de l’expulsion en début de match, a lui aussi eu beaucoup de mal à apporter le danger. A l’instar de OUADDOU et EL KADDOURI, souvent débordés par Agogo notamment, toute la défense marocaine a eu fort à faire devant le pays organisateur. Les quatre hommes, constamment sur le reculoir, ont souffert toute la partie. Dans leur match dans le match avec les milieux adverses, KABOUS, SAFRI et KHARJA se sont eux aussi inclinés face à l’envie adverse, nettement plus convaincante. Chargés de faire la différence devant, les trois attaquants marocains alignés au coup d’envoi se sont à peine montrés menaçants. HADJI a beaucoup bougé mais souvent pour rien. ABOUCHEROUANE n’a lui jamais réussi à se frayer un passage dans la défense. On peut également regretter pour le Maroc que l’ancien Lillois n’ait jamais tenté sa chance de loin. Quant à CHAMAKH, jamais dangereux non plus, il a été plusieurs fois signalé hors-jeu. Entré en jeu en seconde période, SEKTIOUI n’a rien amené de plus, même s’il s’est beaucoup activé sur son côté droit. En toute fin de match, LAMYAGHRI, battu à deux reprises, a privé le Ghana d’une victoire beaucoup plus large grâce à deux parades somptueuses. Nous avons été battu dans tous les secteurs de jeu et surclassés par la vivacité, la combativité et la présence des Ghaniens, un bien triste constat pour une équipe annoncée comme étant la favorite du tournoi

14:55 Écrit par Maroxellois dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/01/2008

Puma, Sponsoring en force

Puma sponsorise la majorité des équipes de la Coupe d'Afrique des Nations.

ImageA l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations 2008 au Ghana, Puma la nouvelle filiale de PPR, qui sponsorisait déjà les cinq équipes africaines lors de la Coupe du Monde 2006 FIFA World Cup, est le fournisseur officiel d'une douzaine d'équipes nationales africaines, la marque Puma est portée par neuf des 16 équipes du tournoi, y compris par le pays hôte (le Ghana) et le champion en titre (l'Egypte) auquels il faut ajouter les Lions de l'Atlas (Maroc), les Aigles de Carthage (Tunisie), les Lions de Teranga (Senegal), les Lions Indomptables (Cameroun), L'Angola, la Namibie et les Eléphants de la CIV. 20 des 24 matchs du premier tour veront le logo Puma sur la pelouse.

Les marques choisissent les équipes en fonction du prestige et de la visibilité que confère l’équipe. Il n’est pas réellement besoin d’une affinité particulière entre la marque et le pays qu’elle sponsorise. On notera cependant, le sponsoring de la sélection Malienne par la marque Airness , créée par l’enfant du pays, Malamine Koné. Parmi les grandes marques, on constate que Puma a su créer un lien quasi naturel avec les équipes Africaines de football et leur public.

Bien que nous soyons sur le terrain du business, dont le but est le commerce, l’on peut dire que tout le monde y trouve son compte. En effet, à travers les publicités (diffusées dans le monde entier) ou les maillots vendus dans le commerce, les sportifs noirs d’Afrique gagnent en visibilité, en crédibilité et en notoriété. Alors que seuls les Michael Jordan (Nike) ou Vénus Williams (Reebok) avaient droit aux faveurs des publicitaires, désormais il faut compter avec les « Blédiens ». Les investissements publicitaires, la qualité des produits, la proximité culturelle (couleurs, motifs, formes,…), et surtout le progrès considérable du football Africain et ses stars rejaillissent sur la marque qui devient peu à peu une référence, un objet d’identification culturelle qui s’exprime au-delà du football.

23:45 Écrit par Maroxellois dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : puma, sponsor |  Facebook |

SENEGAL - TUNISIE, Sous le signe de la revanche

Il y aura de la revanche dans l'air cette après-midi à partir de 17 h GMT au Tamale Sports Stadium entre la Tunisie et le Sénégal. La dernière confrontation entre les deux formations remonte au 7 février 2004 à Radès. Les “Lions“ s'étaient inclinés (1-0) devant les “Aigles“ du Carthage en quarts de finale de la Can 2004 avec un arbitrage-maison décrié par les “Lions“. El Hadji Diouf avait même écopé d'une suspension de cinq matches par la commission disciplinaire de la Caf de même que les membres du staff technique qui eux, vont par la suite bénéficier d'une grâce. Quatre années après les deux formations se retrouvent, logées dans une même poule. Mais également dans un même lieu d'hébergement (University of development stadies). Et l'atmosphère a été déjà polluée par un premier incident intervenu entre le président de la Fédération sénégalaise de football et un journaliste d'une télévision privée tunisien.

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Depuis les deux parties se regardent en chien de faïence. Hier, lors d'un point de presse de Roger Lemerre, Mehdi Nafti, déclarait que le match est considéré par ses coéquipiers comme une quart de finale de la Can. Le milieu de terrain de Birmingham City (Premier League) reconnaît certes les valeurs individuelles des “Lions“, mais doute de sa puissance collective. Quant à Radhi Jaïdi, il estime que ce match contre le Sénégal est plus important que cela. Le capitaine des “Aigles“ du Carthage parle même d'une finale avant la lettre.

Côté sénégalais, c'est El Hadji Diouf qui a été le premier à déclencher les hostilités. “Nous avions perdu contre la Tunisie en quarts de finale dans des conditions que tout le monde connaît. Aujourd'hui, nous nous retrouvons sur un terrain neutre. Il nous appartient de leur démontrer que nous sommes capables de les battre“, déclare le Capitaine des “Lions“.

09:23 Écrit par Maroxellois dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : senegal - tunisie, can 2008 |  Facebook |

22/01/2008

Alloudi absent deux matches ?

Alloudi

Alloudi absent deux matches

(Eurosport,22/01) Le Marocain Soufiane Alloudi, touché aux ligaments du genou droit face à la Namibie (5-1), sera indisponible jusqu'à la fin du premier tour de la CAN. Le joueur, auteur de trois buts face aux Namibiens, souffre d'une élongation.

Info ou Intox ??

Alors que le staff médical de l'équipe natinal nous rassurait sur l'état de la blessure de notre étoile fillante Alloudi, voila qu'une autre source (assez crédible) annonce purement et simplement l'absence d'Alloudi pour les deux prochains matchs alors que le médecin des lions de l'Atlas a annoncé que soufiane sera opérationnel dès ce jeudi et qu'il jouera probablement la 2ième mi-temps contre la guinée.(Maroxellois)