22/01/2008

Zerka : Zorro retrouve son ipée

Buteur face à la Namibie (5-1), le Marocain Moncef Zerka savoure après une longue traversée du désert. L'attaquant de Nancy, muet depuis le mois d'octobre après une grave blessure, est heureux. Mais il estime qu'il ne faut pas pour autant coller l'étique de favoris aux Lions de l'Atlas.

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MONCEF ZERKA, le moins que l'on puisse dire, c'est que le Maroc a réussi son entrée dans la CAN...

Zerka : Oui, c'est plutôt satisfaisant ! On a été réalistes, on a réussi à concrétiser toutes les occasions que l'on s'est procurés. Pour commencer la Coupe d'Afrique des Nations, c'est très intéressant.

Etes-vous déçu par le niveau de la Namibie ?

Zerka : La Namibie est une équipe qui n'est pas si mal. On les avait déjà rencontrés en match amical et ils nous avaient posé beaucoup de difficultés (victoire 2-0, ndlr). Nous, pour ce premier match, on a surtout essayé de retrouver les automatismes de nos matches de préparation et je pense qu'on peut dire que ça s'est bien passé.

C'est positif avant d'affronter la Guinée...

Zerka : C'est bon pour la confiance. On part déjà avec trois points donc c'est intéressant. Face à la Guinée, ce sera un gros match car on sait qu'il y a beaucoup d'individualités très fortes dans cette équipe. Donc c'est déjà un bon point de partir avec trois points d'avance puisqu'eux ont perdu leur premier match.

Après vos bons matches amicaux face à la France et le Sénégal puis cette large victoire, on va forcement vous coller une étiquette de favoris...

Zerka : C'est sûr. Mais, malgré les bons matches que l'on a pu faire, il ne faut se mettre dans la peau du favori car, si les toutes les équipes présentes à la CAN se sont qualifiées, c'est qu'elles l'ont mérité. Nous, on a su bien travailler depuis un moment. Aujourd'hui, ça se concrétise. Mais on va attendre la fin de cette CAN pour dire que tout ce travail a payé.

A titre personnel, vous marquez pour votre entrée en jeu. Heureux ?

Zerka : (Il sourit) C'est sûr, ça fait toujours plaisir ! Surtout que ça fait longtemps que je n'avais pas marqué (depuis le mois d'octobre sur penalty face à Amiens en Coupe de la Ligue, ndlr). En plus, c'est la première fois que je marque un but en sélection. Donc je suis d'autant plus content d'avoir marqué pour ce premier match.

 

23:01 Écrit par Maroxellois dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moncef zerka, buteur lion, zorro |  Facebook |

30/12/2007

Michaël Chrétien Basser

Michael Chretien BasserMon cœur m’a dit de jouer pour le Maroc

À quelques semaines de la CAN 2008, le jeune et talentueux latéral droit de l’AS Nancy et des Lions de l’Atlas revient sur les chances de l’équipe nationale dans la compétitions continentale, ainsi que sur les raisons qui l’ont poussé à choisir le maillot rouge et vert.


Comment se porte l’équipe nationale, à près d’un mois de la Coupe d’Afrique des nations ?

Je dirais que tout va pour le mieux. Il y a une très bonne ambiance au sein du groupe et la motivation est au rendez-vous, surtout qu’on reste sur de bons résultats devant les équipes de France et du Sénégal. Maintenant, il faut continuer sur cette lancée et confirmer lors des prochaines échéances.

D’après vous, quelles sont nos chances dans cette compétition ?

Récemment, tout le monde a pu constater que cette équipe avait de grandes qualités. Du coup, je n’ai pas peur de dire que le Maroc est l’un des premiers favoris pour le sacre continental. Je suis persuadé que nous pouvons aller très loin dans cette CAN, à condition de nous donner à fond comme nous l’avons fait jusqu’à présent, et de miser sur notre jeu collectif.

Depuis l’arrivée d’Henri Michel, on assiste à un réveil des Lions de l’Atlas. Comment l’expliquez-vous ?

Il est vrai que depuis la nomination d’Henri Michel à la tête du groupe, une nouvelle dynamique s’est installée. Et ce n’est pas un hasard : Michel est incontestablement un grand coach. Il sait encadrer son équipe comme il le faut, arrive à tirer le maximum de ses joueurs et trouve toujours les mots justes pour les encourager et leur donner confiance. Jusqu’ici, tous ses choix se sont avérés judicieux et ont fini par porter leurs fruits. Espérons que cela ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

Qu’est-ce qui ne marchait pas avec son prédécesseur, Mhamed Fakhir ?

Je n’ai pas envie de verser dans la critique, sachant que Mhamed Fakhir a malgré tout atteint ses objectifs, en qualifiant l’équipe du Maroc pour la CAN. Mais je me souviens qu’à l’époque, l’ambiance au sein du groupe était moins bonne. Nous ne posions pas trop de questions : nous nous contentions de faire ce qu’on nous disait de faire. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Les joueurs sont vraiment contents d’être là et sont visiblement plus motivés. Nous sommes mieux encadrés physiquement et nous avons plus de liberté, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Henri Michel n’est pas toujours derrière notre dos : c’est quelqu’un qui a su nous responsabiliser et nous faire confiance. Il sait que nous sommes des professionnels.

Comment vous êtes-vous retrouvé au sein de la sélection marocaine ?

En 2005, peu de temps après avoir annoncé publiquement vouloir jouer pour les Lions de l’Atlas, Baddou Zaki m’a convoqué pour un match amical. Malheureusement, je n’ai pas pu jouer à cause d’un problème d’ordre administratif : je n’avais toujours pas ma nationalité marocaine. Et pour que mon club, l’AS Nancy, me permette de rejoindre la sélection, il fallait absolument que je lui présente un passeport ou une carte d’identité marocains. J’ai finalement dû attendre plus d’un an pour obtenir ce précieux sésame et que la situation se débloque.

Comment avez-vous été accueilli par le reste du groupe ?

Je ne connaissais personne à part Youssef Hadji qui, à l’époque, ne jouait pas encore à l’AS Nancy. Je suis arrivé un matin, j’ai seulement dit bonjour et je me suis tu. Tout le monde m’a alors regardé avec de grands yeux, en se demandant d’où je pouvais bien débarquer. C’était, je le reconnais, un peu difficile pour moi, vu que personne n’était venu vers moi. Je me suis retrouvé tout seul dans mon coin. Mais ça n’a pas duré longtemps. Au fur et à mesure qu’on se retrouvait sur le terrain, des liens se sont créés avec les autres joueurs.

Pourquoi avez-vous décidé d’opter pour le Maroc, sachant que vous aviez déjà évolué avec l’équipe de France espoirs ?

Du point de vue sentimental, c’était très important pour moi. Mon père est marocain et j’ai encore de la famille au Maroc. J’ai également grandi dans une banlieue avec beaucoup de Maghrébins, qui suivaient et supportaient les sélections de leurs pays d’origine. J’avoue que cela m’a énormément influencé. Je me souviens que tous les jeunes rêvaient de jouer avec le Maroc, la Tunisie ou l’Algérie. Et puis, sur le plan sportif, j’étais convaincu que j’avais plus à apporter à la sélection marocaine qu’à l’équipe de France.

Était-ce une décision facile à prendre ?

Pas vraiment. Lorsque j’ai eu mes 18 ans, mon agent est venu me demander si cela m’intéressait de jouer pour le Maroc. Je n’avais pas de réponse. Je ne savais pas de quoi mon avenir était fait. J’étais jeune et je me posais beaucoup de questions. Je n’étais pas encore passé professionnel et je devais d’abord me concentrer sur mon rendement au sein de l’AS Nancy, sachant que les clubs français hésitent à recruter des joueurs africains qui jouent en sélection. Au bout d’un an et demi de réflexion, alors que je commençais à m’imposer dans mon club, j’ai enfin annoncé publiquement mon choix.

Et si vous aviez reçu une convocation de l’équipe de France A, qu’auriez-vous fait ?

Du moment que j’avais déjà pris et annoncé ma décision, rien ni personne ne pouvaient me faire changer d’avis.

Vous n’avez aucun regret aujourd’hui ?

Vraiment aucun. Ce qui m’ennuie actuellement en France, ce sont ces journalistes qui me rappellent sans cesse que j’aurais pu continuer avec l’équipe de France. Et, des fois, cela ressemble à des reproches. Mais ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que je ne suis pas un opportuniste. Je dois jouer avec mon cœur et mon cœur me dit de défendre le Maroc. Je le dis encore une fois, je suis très fier de porter les couleurs du Maroc et si j’avais pu le faire plus tôt, je l’aurais fait.

Comment avez-vous vécu ce match contre les tricolores au Stade de France ?

C’est toujours particulier de rencontrer l’Equipe de France qui est, faut-il le rappeler, l’une des plus grandes sélections du football mondial. Pour nous, c’était un excellent match de préparation pour la CAN. Mais au-delà de cet aspect, cette rencontre représentait beaucoup de choses pour certains joueurs, comme moi, qui ont grandi en France et qui sont même français. Sans oublier cette ambiance incroyable qu’il y avait dans les gradins ce soir-là. Ce fut un grand moment de bonheur et de fierté pour les joueurs.

Côté marocain, on avait l’impression que c’était plus qu’un match amical…

En effet, Nous avons tout donné lors de cette rencontre. On voulait vraiment montrer que nous pouvions rivaliser avec les plus grandes équipes, et je pense qu’on a atteint cet objectif. En France, avant ce match, personne ne nous prenait au sérieux. Lorsque je revenais dans mon club, après un match en sélection, et que je disais à mes coéquipiers qu’on avait par exemple battu la Namibie, tout le monde se mettait à rigoler. Il était temps qu’on remette les pendules à l’heure : c’était une question de fierté.

Durant ce match, vous est-il arrivé de vous dire que vous auriez pu être dans le camp adverse ?

Franchement, et même si c’est difficile à croire, cela ne m’a jamais traversé l’esprit. Les choses étaient très claires dans ma tête : j’avais choisi le Maroc et la France faisait désormais partie du passé. Ce soir, j’étais à 300% marocain et fier de l’être.

Que pensez vous des sifflements qui ont accompagnés le chant de l’hymne français ?

Honnêtement, j’étais gêné. J’ai même eu un peu honte. Heureusement, il n’y avait qu’une petite minorité derrière ce geste, que je considère comme un manque de respect. Pour autant, j’étais vraiment très content et très fier de l’ambiance qu’il y avait au stade ce soir-là. Le public a montré qu’il savait se tenir, surtout qu’à la veille de cette rencontre, tout le monde prédisait des débordements, de la violence. C’est une belle leçon administrée aux mauvaises langues.

Vous figurez parmi les révélations de la Ligue 1. C’est une consécration ?

C’est surtout le résultat de beaucoup de travail. J’ai aussi la chance d’avoir un entraîneur qui m’a toujours fait confiance. C’est ma sixième année en tant que titulaire. Cela me permet d’avoir beaucoup de temps de jeu et autant d’occasions de progresser. C’est un peu à l’image de ce qui arrive cette saison à l’AS Nancy, qui est la véritable révélation du championnat.

Il paraît que vous êtes convoité par de nombreux clubs européens. Qu’en est-il ?

C’est vrai que, récemment, de nombreux de clubs ont montré leur intérêt. Je pense à l’Olympique Lyonnais, L’Olympique de Marseille, le FC Séville ou encore l’AS Rome. Mais je n’ai pas envie de précipiter les choses. Je ne me vois pas partir ailleurs au prochain mercato. Mais à la fin de la saison, j’aimerais bien tenter ma chance ailleurs, de préférence dans le championnat espagnol. J’espère en tout cas que, d’ici là, tout ce beau monde continuera à s’intéresser à moi.

Au fait, Chrétien, ce n’est pas un patronyme courant pour un Marocain…

Oui je sais, tout le monde me fait la remarque. Chrétien est le nom de famille de ma mère française, avec qui j’ai grandi et qui n’a jamais été mariée avec mon père marocain, dont le nom est Basser. En fait, j’ai toujours préféré qu’on m’appelle Basser. D’ailleurs c’est le nom qui est inscrit sur mes papiers.

Vous savez que vous portez le même nom qu’un des plus grands attaquants du football marocain ?

Oui je sais, vous devez faire référence à Salaheddine. Mais lui, c’est Bassir, et non Basser (Rires). D’ailleurs, on m’a chanté à plusieurs reprises la chanson “Bassir, Bassir, ouh ouh”. Je suis très admiratif devant ce qu’il a pu réaliser durant sa carrière. J’espère pouvoir en faire autant.

03:09 Écrit par Maroxellois dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : choix du coeur, michael chretien basser |  Facebook |

11/12/2007

Henry Michel, Le comeback

HM

De retour au Maroc pour entraîner les Lions de l’Atlas et après quelques matches d’échauffement, comment vivez-vous ce come-back ?
C’est avec une grande joie que je suis revenu au Maroc. Je me plais dans ce pays. J’y ai passé six années en tout, dont cinq ans avec l’équipe nationale et un an avec le Raja. Il fait bon vivre au Maroc.

Vous avez déclaré que l’équipe nationale qui a joué le Mondial 98 était la meilleure que le Maroc ait connue. Pensez-vous toujours la même chose ?
Ce n’est pas exactement ce que j’ai déclaré. C’est une interprétation de ce que j’ai dit. On m’a demandé de faire une comparaison entre les différentes équipes nationales marocaines. J’ai répondu qu’il était très difficile de faire une comparaison entre les équipes et les périodes. J’ai simplement répondu que, d’un côté, il y avait cette première équipe, celle que j’avais bâtie de A à Z. De l’autre côté, il y avait cette équipe que j’ai prise en main aujourd’hui, puisque j’ai pris le train en marche. Il m’était donc difficile de faire une comparaison. Mais, à priori, et par rapport aux matches amicaux que nous avons faits auparavant (NDLR : avant ceux contre la France et le Sénégal), j’ai déclaré que l’équipe précédente était plus guerrière et plus compétitive. Je n’ai toujours pas changé d’avis, mais je suis satisfait par le fait que les matches amicaux que nous venons de jouer sont de très bonne facture. L’équipe a montré de grandes qualités de jeu. Il nous reste à transposer cette qualité de jeu en compétition.

Un mot sur le match contre la France ?
Au-delà du résultat, la qualité de jeu fourni par l’équipe était bonne. J’aurais aimé que nous soyons menés plus longtemps pour voir ce que nous étions capables de faire. Nous leur avons malheureusement fait cadeau du but d’égalisation. A deux buts à un à quelques minutes de la fin, nous aurions pu nous contenter de dire que c’était un bon résultat face à une équipe de France championne du monde, championne d’Europe et finaliste de la dernière Coupe du monde. Mais nous avons eu la volonté et nous avons réussi à égaliser. C’est pour cela que je répète que, si en compétition nous faisons preuve de la même combativité, ce sera une bonne chose.

Jouer contre la France et la tenir en échec était-il une revanche pour vous ?
Je n’ai jamais eu l’esprit de revanche puisque je n’ai pas de revanche à prendre. C’est plutôt à eux d’avoir des revanches à prendre. Avec la France, nous avons été champions olympiques. Nous avons terminé troisièmes de la Coupe du monde. Je ne leur dois donc rien. Par contre, jouer au Stade de France contre l’équipe de France est un grand événement, pas uniquement pour moi mais pour les joueurs dont la plupart jouent en France où sont en France. C’est donc d’une signification particulière. Si je veux aller plus loin, je pourrais leur dire que l’équipe de France est quatrième au classement FIFA. Le Maroc, avant le match, était 42e (39e aujourd’hui). Le résultat est plus qu’honorable et je pense que nous avons abordé la rencontre de la meilleure des manières.

Face au Sénégal, le jeu était moins séduisant...
C’était tout à fait différent comme rencontre. J’avais retenu une trentaine de joueurs pour les deux matches de manière à prendre le risque de changer complètement d’équipe à chaque rencontre. En définitive, je suis très satisfait. Je voulais programmer deux rencontres rapprochées pour que le collectif vive ensemble une dizaine de jours. Aussi bien le résultat que la qualité de jeu étaient bons. Face au Sénégal, nous avons été très organisés tactiquement. En plus, nous avons marqué trois buts, ce qui n’est pas négligeable. Ce qui est encore intéressant c’est que, durant ces dix jours, nous nous sommes permis le luxe de faire de nombreux tests de joueurs sans que cela ne compromette les deux rencontres.

Par exemple ?
Des tests d’endurance, d’aérobic d’endurance et de correction de jeu. Ces tests nous permettront de bien préparer la Coupe d’Afrique et les éliminatoires de la Coupe du monde parce que nous n’aurons pas le temps de le faire d’ici là.

Pourquoi la France alors que l’échéance la plus proche est la Coupe d’Afrique ?
Il ne suffit pas de dire, comme c’est souvent le cas, que parce que vous allez jouer en Afrique, il vaudrait mieux jouer face à des équipes africaines. Cela ne veut absolument rien dire. Disputer des matches contre des adversaires différents qui pratiquent un football différent est fondamental. Mais le plus important est de jouer des équipes de qualité. Chaque rencontre doit apporter un plus aux joueurs par rapport à leur expérience et leur niveau de jeu.

Donc, deux adversaires, 10 jours de collectif et de tests. Alors, les faiblesses de notre équipe ?
C’est toujours délicat de pointer du doigt les faiblesses de sa propre équipe. Ce serait donner aux adversaires le bâton pour qu’ils puissent vous battre. Mais il est évident qu’il y a des points à améliorer.

Un de ces points ?
Tout le monde parle de la faiblesse du gardien de but. Un keeper de grande qualité et de valeur est très important pour l’équipe. Mais il faut beaucoup de temps pour en dénicher un bon.

Ne pensiez-vous pas qu’un keeper comme Fouhami avait une place à prendre au sein de l’équipe?
Je n’ai pas à me justifier de mes choix, que ce soit par rapport à Fouhami ou Chadli par exemple. C’est pour cette raison que les matches amicaux sont organisés. Nous connaissons ces deux joueurs et, si l’équipe a besoin d’eux, ils seront convoqués, vu, d’une part, leur expérience et parce qu’ils ont, d’autre part, disputé beaucoup de compétitions. Mais si, dans ces matches amicaux, je fais jouer des gardiens qui ont besoin de disputer des rencontres sous les couleurs nationales et qui ont besoin d’acquérir de l’expérience, c’est justement pour voir ce dont ils sont capables.
En outre, il faut s’améliorer sur l’efficacité défensive, pour éviter de prendre des buts comme ceux que nous avons encaissés contre le Ghana lors du précédent match amical, ainsi que sur l’efficacité offensive. Il est vrai que nous avons marqué cinq buts en deux matches, mais ce n’est pas une raison pour ne pas travailler son attaque.

Et les point forts de l’équipe ? C’est aussi confidentiel ?
Tout le monde a vu l’équipe évoluer lors de ces deux dernières rencontres amicales. Cependant, nous ne pouvons pas faire un bilan définitif à travers ces deux matches uniquement. Les joueurs ont démontré de bonnes qualités techniques, une bonne construction de jeu. L’équipe a su maîtriser le jeu et non le subir. Elle a montré aussi un jeu compétitif et une grande émulation entre les joueurs.

Le compartiment défensif a fourni un travail plus qu’honorable lors des deux derniers matches. Peut-on imaginer des rencontres sans Talal El Karkouri ?
Quand une équipe défend bien, ce n’est pas uniquement ses défenseurs qui sont concernés mais la totalité de l’effectif. Ceci, d’une part. D’autre part, je ne parle jamais de joueurs individuellement, puisque ce qui importe, c’est le collectif. Nous avons été faibles contre le Ghana avec deux buts sur balles arrêtées. Nous avons rectifié le tir depuis. Contre la France, le premier but est une faute de la défense, le gardien de but en fait partie. Mais ce sont des choses qui peuvent arriver et qui font partie de la vie d’un groupe. Ce n’est pas pour autant que ce gardien de but va faire la même erreur lors des prochaines rencontres.

La ligne offensive a également brillé durant ces deux derniers matches. En êtes-vous satisfait ?
J’ai de quoi être satisfait. Autant j’ai été déçu pour les joueurs suite à la rencontre face au Ghana, deux buts à zéro est un résultat complètement démérité. Contre la Namibie, nous avons fait un match bien, sans plus. Nous avons eu beaucoup d’occasions et nous en avons concrétisé deux. Lors des deux dernières rencontres, nous avons montré que nous pouvions marquer des buts et imposer notre manière de jouer, et c’est une bonne chose.

Vous avez donc trouvé votre équipe type...
J’ai déjà répondu à cette question. Je ne veux pas avoir d’équipe type. Il est plus intéressant à mes yeux d’avoir vingt bons joueurs sous la main. C’est la force des grandes équipes. Sur le plan international, les plus grandes équipes sont celles qui ont un banc de remplaçants de qualité. Encore que je n’aime pas trop ce terme de remplaçants.

La prochaine compétition officielle des Lions de l’Atlas sera la CAN 2008. Quel est votre objectif pour cette coupe ?
Nous ne pouvons pas réfléchir en termes d’objectifs. Les gens nous disent qu’il faut gagner la CAN. Cela voudrait-il dire que les matches que nous avons à disputer n’ont pas d’importance ? Que nos adversaires ne seront pas forts ? Il faut d’abord bien négocier le premier tour. Par la suite, sur un match, les deux adversaires ont leurs chances de passer au tour suivant. Mais avant tout, il faut jouer la Namibie, la Guinée et le Ghana.

La fédération vous a tout de même fixé un objectif à atteindre...
Bien sûr que la fédération a fixé un objectif. Il s’agit de faire le mieux possible et d’aller le plus loin possible. Mais personne ne peut dire aujourd’hui si nous allons gagner et à quel point nous allons progresser dans cette compétition. Qui aurait dit que la France serait championne du monde en 98, surtout après ses débuts dans cette même compétition ? Donner un résultat avant d’avoir disputé la compétition est impossible. Pour revenir aux objectifs, il y a donc la Coupe d’Afrique au cours de laquelle nous allons essayer d’aller le plus loin possible, pourquoi pas la gagner ? Mais il y a aussi les éliminatoires de la Coupe du monde.

Justement, pour les éliminatoire de la Coupe du monde, notre groupe a l’air facile...
Notre premier match sera contre la Namibie. Au-delà de la qualité de cette équipe, c’est le match qui nous permettra de nous positionner dans cette compétition. La Guinée est une équipe qu’il faut respecter énormément. D’abord parce qu’elle se qualifie souvent aux phases finales de la CAN. Ensuite, elle se comporte bien sur le terrain et on connaît la grande qualité de certains de ses joueurs. Pour ce qui est du Ghana, nous savions que cette équipe, sans l’avoir jouée en amical, est une grande équipe. Il ne faut pas oublier qu’ils étaient présents lors de la dernière Coupe du monde. Il y a donc tout à redouter de cette équipe. Mais il est très difficile de parler de cette compétition deux mois avant son lancement. Il pourrait y avoir des défections, de part et d’autre. D’autres facteurs entrent en jeu tels que les conditions climatiques. Nos joueurs s’y adapteront-ils bien ?

La clé du succès alors ?
Gagner tous les matches. Si on savait tout avant, ce serait trop facile. Ce que l’on sait, c’est que si on a la chance et la volonté de gagner les deux matches, cela nous enlèvera une épine du pied.

Qu’est-ce qui, à votre sens, constitue le gros du travail d’ici à la CAN : la condition physique, les automatismes, le respect du schéma tactique, le marquage individuel ou encore la force mentale?
Préparer l’équipe à cette compétition n’est pas une mince affaire. Nous venons de terminer les matches amicaux. Le règlement de la FIFA nous donne le droit de regrouper les joueurs deux semaines avant la compétition. Quatorze jours c’est trop peu pour faire une préparation de qualité. Il va falloir gérer en fonction des joueurs, de leur état, pour ceux qui auront repris après la trêve hivernale, notamment ceux qui jouent en Ukraine. Tous ces facteurs doivent être pris en compte. Il faudrait se concentrer par la suite sur tout ce qui fait le football et une équipe. Il n’y a pas plus de physique que de tactique ou de mental. Ce n’est que vers la fin que j’essaierais de gérer ce tout avec toute l’expérience que j’ai acquise durant les nombreuses éditions auxquelles j’ai participé.

C’est une compétition que vous connaissez donc très bien mais qui n’est pas très appréciée par les clubs européens...
Tout à fait. Mais ce qui est primordial, c’est que les joueurs y participent alors qu’ils sont au top de leur niveau. C’est véritablement plus important. D’un autre côté, la CAN est une compétition très difficile. Nous ne cessons de le répéter, les conditions climatiques sont extrêmement difficiles en cette période de l’année à Accra. Il y fait très chaud. En plus, nous ignorons tout de l’état des terrains. Si les stades officiels sont, paraît-il, en bon état, qu’en est-il des terrains d’entraînement ?

Le tirage au sort a pourtant été clément pour le Maroc puisque ses rencontres du premier tour se jouent à Accra, la capitale du pays !
A priori, les conditions sont optimales. Mais j’attends de constater les conditions de notre séjour. Il ne faut pas oublier que les joueurs devront prendre des cachets contre le paludisme et se faire vacciner contre la méningite. Ce sont des traitements qui peuvent influer sur la qualité de la préparation physique. Ce sont autant de facteurs qu’il n’est pas aisé de maîtriser et c’est pour cela qu’il s’agit d’une compétition qu’il devient de plus en plus difficile de jouer.

Comptez-vous rester fidèle à votre 4-4-2 ?
Je ne suis pas plus fidèle au 4-4-2 qu’au reste. Ce sont des étiquettes qu’on me colle. Il suffit de voir jouer les équipes que j’entraîne pour s’en rendre compte. Au sein d’une équipe, l’organisation tactique n’est pas très importante. C’est l’animation de cette organisation sur le terrain qui prime, bien au-delà des chiffres. Tout dépend des joueurs qu’on a à disposition, de l’adversaire. En tout cas, je ne suis pas un adepte d’un seul schéma.

Comment allez-vous aborder les éliminatoires de la Coupe du monde 2010 ?
Le véritable problème est la modification des qualifications. Lors du premier tour, les premiers des douze groupes, en plus des huit meilleurs deuxièmes, joueront pas la suite la qualification aux phases finales en cinq poules. A priori, le groupe dans lequel nous évoluerons est à notre portée. Ce serait dans la logique des choses mais, là aussi, si sur le plan du football, nous devrions être supérieurs aux autres, nous allons rencontrer de nombreuses difficultés, que ce soit en Ethiopie, avec l’altitude, au Rwanda ou en Mauritanie où les terrains sont synthétiques. Rien n’est aussi facile qu’on peut l’imaginer.

Etes-vous autonome dans votre travail, dans vos décisions ?
Oui. Il n’y a aucune interférence dans mon travail.

20:01 Écrit par Maroxellois dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : henry michel, inteview |  Facebook |

02/12/2007

Interview d'Adil Rami

Le LOSC Lille Métropole est heureux d’annoncer la prolongation du contrat d’Adil Rami (27.12.85), arrivé au club lors de la saison 2006-2007 alors que le jeune défenseur évoluait auparavant à Fréjus, en CFA. Mercredi 3 octobre, il s’est entendu avec le LOSC, signant la prolongation de son engagement pour deux saisons supplémentaires.

 
rami

Adil Rami (défenseur du LOSC) Réaction après LOSC-Marseille (1-1) : "Je pense que ce résultat nul est équitable face à une équipe de Marseille qui restait sur deux succès consécutifs en championnat. Offensivement, ça va très vite. Les Olympiens proposent toujours beaucoup de solutions. Maintenant, de notre côté, depuis la défaite de Nancy, nous avons eu une réaction positive, même si nous ne gagnons pas ce soir. On a des occasions, ça n'a pas voulu rentrer. Un jour ou l'autre, la chance va finir par tourner en notre faveur. Nos coups de pied arrêtés ont été très bien tirés. A chaque fois, ça apportait le danger devant le but adverse. Il n'a pas manqué grand-chose pour prendre les trois points. Personnellement, c'était mon deuxième match de suite après celui à Nancy. Je sens que je passe progressivement des paliers. J'ai retrouvé de bonnes sensations, le sourire revient plus au moins sur mon visage. Ça se voit, non ? Le cauchemar vécu en début de saison est aujourd'hui à ranger au rayon des mauvais souvenirs."

16:30 Écrit par Maroxellois dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adil rami, losc |  Facebook |

22/11/2007

I.Maaroufi sur SkySport


La vidéo est révélatrice de l'état d'ésprit de Maaroufi ainsi que de son émerveillement devant les tenors du football moderne qu'il cotoit au quotidien; Ibrahim Maaroufi est un jeune privilégié qui ne doit sa présence chez les interistes que grâce à son talent, il évolue et s'entraine au coté des Cambiasso, Dakour, Vierre ...des noms qui font rêver les simples supporters que nous sommes; Cependant et hormis l'admiration pour ses coequipiers, Maaroufi se nourit de jour en jour d'ambition supplementaire et commence à trouver le temps long sur le banc des interistes, son envie de jouer se resent dans sa déclaration , on ne serait pas étonné de le voir changer d'air sous forme de pret lors du mercato d'hiver d'autant plus qu'Ibrahim va bientot fêter ses 19 ans au mois de Janvier.

Ibrahim Maaroufi pourrait attérir dans son club formateur du PSV ou dans un club français de league 1 mais ce n'est pas sûr quand on connait l'attachement et l'interet que lui porte Mancini; Quand à sa participation avec les lions de l'Atlas, Ibrahim esperait une convocation parmi l'élite marocaine pour honorer sa première sélection avec les lions durant la semaine en France, malheureusement pour lui, Henry Michel en a décidé autrement en convoquant des joueurs plus experimentés et habitués aux duels africains au détriment de certains jeunes prodiges marocains comme elZhar, Chihi ou Maaroufi, cela dit, l'avenir appartient au plus valeureux de nos jeunes ,la patience et la rigueur sont donc deux valeurs avec lesquels Maarooufi doit se nourir en se fixant comme objectif principal, à savoir, une participation à la WC 2010

19:01 Écrit par Maroxellois dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maaroufi, inter milano, maroxellois, ibrahim |  Facebook |

13/11/2007

Le Trio de l'AS Nancy

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Monsef Zerka, Youssouf Hadji et Michaël Chrétien sont français mais défendent les couleurs de l’équipe nationale du Maroc. Les trois lions de l’Atlas expliquent leur choix et parlent du match amical de vendredi contre la France au stade de France.

 Franco-marocain, vous auriez pu être dans le camp adverse vendredi prochain. Pourquoi avoir choisi l’équipe nationale du Maroc ?

Michaël Chrétien : « Cela a été un choix très difficile et j’ai vraiment pris le temps d’y réfléchir. J’ai pesé le pour et le contre pendant un an et demi. Je savais qu’il y avait plus de possibilités d’être appelé en sélection nationale avec le Maroc et j’avais aussi envie de porter le maillot du pays de mon père et de toute sa famille. Sportivement, il y avait aussi de beaux challenges à relever. »

Youssouf Hadji 
: « À un moment, j’ai été approché pour un match amical de l’équipe de France espoir. En même temps, j’ai reçu une convocation avec le Maroc. Je me suis un peu inspiré du parcours de mon frère Moustapha et j’ai donc opté pour le Maroc. »

Monsef Zerka 
: « J’ai disputé un match avec l’équipe de France des 17 ans mais j’ai vite senti qu’il fallait vraiment être un phénomène pour se faire accepter. Plus tard, j’ai été appelé en équipe espoir du Maroc et je m’y suis senti beaucoup plus à l’aise. Mon choix s’est donc fait tout naturellement. De toute façon, je suis lucide et je sais que j’avais peu de chance d’intégrer l’équipe de France A. »

Affronter la France, qui est aussi votre pays, doit être assez particulier ?

Michaël Chrétien : C’est le plus beau match que je puisse jouer avec le Maroc. J’étais vraiment très heureux quand j’ai appris la nouvelle. »

Youssouf Hadji
 : « C’est vrai que je vais un peu jouer à domicile. Quand il y a un match au Maroc, je n’ai la plupart du temps pas besoin d’invitation. Sur cette rencontre au stade de France, il m’en faudrait au moins une centaine. »

Monsef Zerka 
: « C’est bizarre, car on n’aurait très bien être dans le camp d’en face. C’est un match particulier pour moi car, à cause après ma longue indisponibilité, c’est la première fois qu’Henri Michel me convoque. J’espère que nous pourrons jouer tous les trois. Cela a failli arriver, mais j’ai été obligé de déclarer forfait à cause d’un ennui physique aux adducteurs. »

Est-ce que c’est plus qu’un match amical pour vous ?

Michaël Chrétien : « Ce match est très important pour nous, car nous sommes en phase de préparation pour la CAN 2008. C’est important de pouvoir se mesurer à une grande équipe et à ses grands joueurs. Cela va nous permettre de voir où nous en sommes collectivement. C’est aussi le match idéal pour se montrer et faire de la publicité à l’AS Nancy-Lorraine. »

Youssouf Hadji : « Cette rencontre doit nous permettre de donner une belle image du Maroc. Le football est très important là-bas. Quand l’équipe nationale gagne, c’est toute l’économie du pays qui se porte bien. » 

Monsef Zerka : « C’est d’abord un bon test avant la CAN 2008. C’est aussi très important de pouvoir se jauger par rapport à de grands joueurs comme Henry ou Malouda. »

Que pensez-vous de cette équipe de France ?

Michaël Chrétien : « C’est une équipe qui possède de nombreuses individualités de très haut niveau, mais qui peut douter si elle ne trouve pas rapidement le chemin des filets. Comme les Bleus aiment faire circuler le ballon, il faudra les empêcher de jouer et être costaud défensivement. À partir de là, nous pourrons les mettre en difficulté. »

Youssouf Hadji 
: « C’est une équipe en reconstruction après le départ de la génération Zidane. Ils s’appuient sur de bons jeunes et quelques joueurs plus expérimentés. »

Monsef Zerka
 : « Les Bleus ont eu du mal à se mettre en route, mais ils vont se qualifier pour l’Euro et réaliser une belle phase finale. Quand je vois des jeunes comme Benzema ou Ben Arfa pousser derrière, je me dis que cette équipe devrait vite décoller. C’est juste dommage qu’aucun Nancéien ne figure dans cette équipe A. J’aurais bien aimé jouer contre Issiar Dia. »

Est-ce que vous avez envie de vous mesurer à certains Bleus en particulier ?

Michaël Chrétien : « Cela me ferait forcément plaisir de jouer pour la première fois contre Thierry Henry ou Nicolas Anelka. Mais, il ne faudra surtout pas être spectateur. S’il faut être agressif sur le porteur du ballon, il ne faudra pas se retenir. »

Youssouf Hadji
 : « Malheureusement, il n’y a plus Zinedine Zidane. J’aurais vraiment aimé jouer une fois contre lui. Cela a failli se faire, mais le match amical prévu entre la France et le Maroc avait ensuite été annulé. »

Monsef Zerka
 : « Lilian Thuram. Il y avait aussi Patrick Viera, mais il est blessé. J’en avais d’ailleurs brièvement discuté avec lui au centre de rééducation de St-Raphael. »

Quelles sont les forces et les faiblesses de cette équipe du Maroc ?

Michaël Chrétien : « Nous avons beaucoup de joueurs de très bon niveau comme Youssouf Hadji, Marouane Chamakh, Talal El Karkouri, Abdeslam Ouaddou, Youssef Safri,… La liste est longue. Mais, nous venons de changer d’entraîneur et manquons encore de cohésion. Nous devons prendre confiance. Ce match contre l’équipe de France peut justement nous y aider et agir comme un accélérateur pour trouver des valeurs communes. C’est dans la difficulté que l’on avance le plus vite. »

Youssouf Hadji 
: « Nous avons un bon collectif, mais sommes beaucoup trop irréguliers. »

Monsef Zerka
 : « Il y a un gros potentiel au Maroc, avec de très bonnes individualités et une grosse envie de réussir. Mais, nous devons nous améliorer tactiquement et surtout devenir plus réguliers. »