10/03/2008

Le retour de Zaki ?

Badou Zaki prendra officiellement les rennes de l’équipe nationale de football, demain, après que le bureau fédéral (présidé par le général Hosni Benslimane) ait «validé» sa candidature, comme le stipule le règlement de la FRMF. L’ancien gardien de but des WAC, de la formation espagnole de Majorque et de la sélection nationale, renouera ainsi avec le rôle de sélectionneur (après son limogeage suite à la défaite contre la Tunisie pour la qualification à la coupe du monde 2006).
Badou Zaki officiellement à la tête des Lions de l’Atlas, mais….En compétition avec Fathi Jamal, Badou Zaki n’a pas eu beaucoup de mal à «convaincre» ceux qui l’ont évincé…hier. En effet, il est le seul à jouir d’une posture de sélectionneur national (digne de ce nom) et d’une expérience du haut niveau. Cependant, cette «variante» n’enlève en rien à ses qualités humaines et sportives. Zaki a démontré sa capacité à créer une ambiance de groupe, et ce malgré les tentatives obscures de certains. Nourredine Naybet n’a pas épargné celui-ci. Néanmoins, le football au 21ème siècle à des exigences. Si la dimension affective est essentielle, elle n’est pas déterminante, loin s’en faut.

Bref, voilà aujourd’hui Badou Zaki qui signe son grand retour en regagnant la sélection par la grande porte. Sa mission : remettre à jour l’équipe nationale et reconstruire du lien social entre les footballeurs susceptibles de défendre les couleurs de la nation. Pour cela, il devra constituer son staff et construire un pont entre le Maroc et les territoires où évoluent les meilleurs éléments. N’en déplaisent à certains nationalistes, celui qui fait ses preuves dans les championnats les plus relevés au monde, méritent respect et considération. C’est à la sélection (et au sélectionneur) qu’incombe la responsabilité de créer l’environnement favorable à l’expression de chacun. Pas l’inverse !

En outre, et contrairement à ce qui pourrait être dit ou écrit ici et là, Zaki sera jugé sur sa capacité à redonner un nouveau souffle à l’équipe fanion et non à la structure footballistique. Ainsi, les aspects, formations, encadrements, infrastructures, niveaux des championnats,…Zaki n’en sera pas comptable directement, mais… indirectement. En clair, si l’équipe nationale renoue avec les victoires et arrache une «qualif’» pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, ces carences et ces déficits chroniques tomberont aux oubliettes. A contrario, une nouvelle désillusion aura des effets directs et les «barons» de la FRMF seront à nouveau sous les feux des projecteurs.

Pour ce qui est du critère qui a prédominé pour la désignation du nouveau sélectionneur, à savoir qu’il soit de nationalité marocaine, on aurait préféré que seules la compétence et l’expertise soient retenues. Le football, c’est avant tout un sport populaire. C’est la discipline sportive la plus mondialisée. Imposer un critère tel que «l’identité nationale», c’est un geste antisportif de taille, mais surtout un acte qui symbolise la tolérance zéro. La radicalité est contre productive comme du reste la…médiocrité.

ZAKI ===> Equipe A

Madih ===> Equipe Espoir

Said Chiba ===> equipe Junior

22:02 Écrit par Maroxellois dans Actualité des lions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madih, chiba, zaki baddou, coach, entraineur |  Facebook |

12/02/2008

La fièvre du cadre marocain

Après les échecs successifs des sélectionneurs étrangers à la tête de l'équipe nationale marocaine et après avoir flirté avec la consécration grâce aux cadres marocains tels Zaki et F.Jamal, voici que l'opinion générale marocaine retourne sa veste à nouveau pour refaire une déclaration d'amour chaleureuse aux techniciens marocains après les avoir lynché suite à des contre performances dues essentiellement à ce que l'on appelle vulgairement " la poisse".

cadres marocains

Si les " Henri " en tout genre nous ont déçu par leur incapacité à mener l'orchestre footballistique marocain vers les sommets, les Badou, Fethi et Fakhir nous ont, quand à eux, donné des moments de bonheur que nous ne sommes pas prêt d'oublier à moins de souffrir d'amnésie chronique; Les expériences des écoles étrangères n'ont pas abouti aux résultats attendus et la succession d'échec de l'école française, suivie de l'essai portugais totalement raté, confrontés aux succès modestes mais oh combien glorieux réalisés par nos techniciens nationaux obligent les instances fédérales, les suiveurs et les supporters à revoir leur jugement quand au choix systématique de cadre étranger pour soit disant hisser notre football vers le sommet; Des pertes de temps à répétitions, des générations sacrifiées au nom d'une vision qui ne valorise pas la connaissance et l'intelligence locales donnant la chance à des cadres étrangers au chomage dans leur pays respectifs.

Sommes nous devenus des chauvins ou c'est le constat d'une politique de gestion totalement foireuse et incrédule lorsqu'il s'agit de faire confiance aux cadres marocains ?; N'avons nous pas suffisamment de connaissances techniques et footballistiques que pour produire des cadres capables de hisser notre football vers le haut ??; Badou Zaki et Fethi Jamal sont ils des exceptions ou sont ils une preuve de la qualité et du potentiel que nous possédons sans le savoir ??...

Zaki, F.Jamal, Taoussi, Fakhir, Madih, Sektioui, le marocain d'adoption Jorvan Vieira, les expatriés, les jeunes techniciens tels Sellami, Milani, Bassir ou Bouderbala, etc ... ; Les noms ne manquent pas et les amoureux de la nation non plus, il y a des gens qui pleurent pour le Maroc et qui sont prêt à brandir fièrement le drapeau national, des hommes capables d'insouffler le sentiment du devoir national et d'inculquer la culture de la victoire dans le coeur des joueurs, des hommes capables de responsabiliser davantage nos lions pour les mener aux combats sportifs avec un meilleur bagage techique, tactique et physique.

L'histoire récente de notre football retiendera le succès du cadre marocain qui a emmené nos Lionceaux à une demi finale de la coupe du monde Junior, elle nous rappellera aussi le parcours fantastique de nos Lions en phase finale de la CAN 2004 lorsque celle-ci était jalousement menée par un autre cadre marocain, elle nous dira enfin que nous n'avons pas à faire des complexes d'infériorité devant des cadres étrangers, le football africain a évolué et ses cadres locaux aussi, le succès pharaonique du cadre égyptien peut en témoigner et nous servir de référence.(Maroxellois)